Toussaint..., Halloween..., prière pour nos morts...
Article mis en ligne le 30 octobre 2017
dernière modification le 1er novembre 2017

par BR
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Comment essayer d’y voir un peu clair ?


Regardons quelques points d’histoire...

Cet article est écrit à partir des notes du Père Damien Noël, bibliste, ancien professeur à l’Institut catholique de Paris, et de Théo, l’encyclopédie catholique pour tous.

Eléments d’histoire

Au cours des 1ers siècles chrétiens, à l’époque des persécutions, apparaît une Fête des Martyrs. A partir du IVème siècle, en Orient, elle est célébrée au printemps, en lien avec Pâques et Pentecôte : il s’agit de fêter la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d’hommes et de femmes qui ont donné leur vie pour lui.

Cette fête passe à Rome en 609, avec le pape Boniface IV : elle a lieu dans l’ancien Panthéon (ancien temple de tous les dieux), qui a été transformé en église dédiée à "Sainte Marie et tous les martyrs." Le pape voulait honorer la foule des martyrs dont il avait fait transférer les corps des catacombes dans l’ancien temple. Cette fête devient bientôt la "fête de tous les martyrs, de tous les saints et de Marie."

Au VIIIème siècle, les moines irlandais qui évangélisent la Bretagne païenne découvrent la fête du Samhain (terme qui signifie affaiblissement et désigne la fin de l’été). Selon le calendrier celte, l’année s’achève le 31 octobre et commence le 1er novembre, à la fête du Samhain, qui marque le début de l’hiver. Cette fête est marquée par la nuit des morts du 31 octobre au 1er novembre : les esprits des morts pouvaient revenir et les vivants devaient les accueillir. C’était la porte ouverte à toutes sortes de pratiques ésotériques et parfois dégradantes.

Ce même VIIIème siècle, l’Eglise demande à Charlemagne d’instituer une fête de tous les saints le 1er novembre, afin de contrer la fête païenne des morts. Elle le fut en 835, sous le pontificat de Grégoire IV et le règne de Louis le Pieux, fils de Charlemagne.

Mais dans les pays anglo-saxons à fond culturel celtique, la fête prend le nom d’Halloween, dérivé du vieil anglais : All Hallow Even (= Soir de tous les saints). Ses antécédents païens persistent sous sa nouvelle forme chrétienne, et à certaines époques, dont la nôtre, des groupes, pour des raisons philosophiques, commerciales ou autres, cherchent à la réactiver : bien qu’en perte de vitesse en France depuis 8 à 10 ans, elle subsiste toujours...

La Toussaint est devenue une fête d’obligation sous le pontificat du pape Pie X (1903-1914).


Ne pas tout mélanger !

Cette brève histoire liturgique permet de comprendre les risques auxquels la Toussaint est encore exposée de nos jours dans sa signification profonde.

Aux 1ers siècles, le calendrier plaçait cette fête au printemps, dans l’orbite de Pâques. Il s’agissait d’une fête de la vie nouvelle partagée par tous les saints avec le Christ ressuscité.

En Occident, à partie du Moyen-Age, la fête a été déplacée et utilisée pour faire obstruction aux festivités celtes de la fin de l’été avec leurs prolongements dans le monde des morts. D’où cette persistance de l’ombre de la mort qui se maintient autour de la fête de la Toussaint, qui devrait être inondée par la lumière de la résurrection !

Et notre calendrier qui fait suivre la Toussaint du jour de "Commémoration de tous les fidèles défunts" ne change pas grand chose, d’autant que la Toussaint étant un jour férié, beaucoup de familles vont se recueillir ce jour-là, sur les tombes de leurs proches.

Concluons seulement que pour la Toussaint, comme dans nos visites au cimetière, il s’agit d’abord de célébrer la vie éternelle, et de fêter ceux qui sont vivants auprès de Dieu...



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