A la découverte de l’aéroport Charles de Gaulle...
Article mis en ligne le 14 juin 2017
dernière modification le 5 octobre 2017

par BR
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Chaque année, juste avant les vacances d’été, une sortie est organisée pour la vingtaine de membres de l’équipe de notre doyenné de Luzarches. Nous avons la chance d’avoir parmi nous le P. Philippe Vanneste, vicaire à temps partiel des paroisses de Louvres et de Roissy, mais en même temps un des aumôniers des aéroports de Roissy et du Bourget, et aussi aumônier des pompiers. Sa proposition de visiter l’aéroport Charles de Gaulle nous a tout de suite intéressés !

Nous voilà donc regroupés vers 9h 30 au presbytère du village de Roissy puis au parking longue durée, près de la direction générale de ADP (Aéroport de Paris). Un petit car nous rejoint pour nous transporter toute la journée.

Voici quelques données sur le site aéroportuaire :

15 km de long et 7 km de large, étalé sur 3 départements (le 77, le 93 et le 95), 4 pistes orientées est-ouest ; 95000 personnes travaillent sur le site ; 1300 mouvements d’avion par jour et 69 millions de passagers par an, Air France représentant un peu moins de la moitié du trafic ; en croissance très importante depuis son ouverture en 1974, pour aller un jour vers les 80 ou 100 millions de passagers...

Engagé comme aumônier des pompiers, le P. Philippe avait orienté notre visite sur le thème de la sécurité :

- sécurité des personnes à cause du plan "Vigipirate" : nous avons fait l’expérience de l’importance des contrôles divers : passage sous des portiques électroniques ou en traversant des tourniquets, contrôle des sacs, des pièces d’identité, et vérification de la composition de notre groupe à plusieurs reprises, inspection soigneuse de notre car... Nous avons constaté le sérieux de l’organisation de la sécurité.

- sécurité relevant au moins en partie des pompiers pour tout ce qui peut arriver sur l’ensemble du site, de l’incident le plus bénin au plus dramatique : malaises et problèmes de santé, fuites d’huile ou de carburant, incendie, panne, accident, attentat, crash...! 24h sur 24 et 7 jours sur 7, des équipes sont prêtes et doivent pouvoir intervenir en bout de piste dans les 2 minutes qui suivent un signalement. Quatre casernes sont sur l’aéroport, disposant de gros matériels. Les personnels sont sur place pour des périodes de 24h en continu ; ils appartiennent à des sociétés privées qui travaillent en bonne intelligence avec les structures publiques.

Nous avons pu dialoguer avec un officier responsable, pédagogue et passionné par son travail, qui nous a présentés les divers aspects de la situation, en particulier les contraintes d’urgence des interventions, demandant de très bien connaitre tous les détails de la géographie de cet énorme complexe !


Visite ensuite de quelques grands halls dans l’aérogare, avec les zones de contrôle des passagers, puis les vastes secteurs de boutiques en "duty free" où l’on peut trouver des montres à plus de 50.000 euros (photo ci-dessus).

En prenant le petit tramway automatique interne à l’aéroport, nous partons visiter un des 4 lieux de prière ouverts à tous, dans l’aérogare 2F : pour les trois religions chrétienne, juive et musulmane, ce lieu comprend un modeste bureau commun, et trois pièces pour la prière, une par religion. Pour le lieu chrétien, à la fois pour les catholiques et les protestants, l’aménagement est sobre mais beau. Plusieurs personnes étaient en silence et en prière au moment où nous sommes passés.

On marche beaucoup dans un aéroport ! Après de longs couloirs, qui nous ont permis de voir un petit musée valorisant l’image culturelle de Paris (actuellement avec des œuvres de Picasso), nous reprenons le car pour la "Maison de l’environnement" :

une installation qu’aucun d’entre nous ne connaissait et qui présente la manière dont l’aéroport s’est petit à petit intégré dans une région dont il a chamboulé la vie.

Afin de mieux la faire connaitre, cette maison de l’environnement va être déplacée, agrandie et modernisée dans les tous prochains mois.
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Un contrôleur aérien a pu répondre à nos questions sur les manœuvres d’approche des avions et sur les nuisances, en particulier le bruit...

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Après un très bon pique-nique dans un coin aménagé en plein air, nous passons voir une autre équipe de pompiers puis nous repartons pour découvrir les zones d’entretien des avions et pour arriver au "clou" de notre visite" :
Un Airbus A380 dans son gigantesque hall de protection : A l’extérieur et de loin, le A 380 est un gros avion ; quand nous le voyons dans un hangar clos, il est vraiment très gros ; et quand nous sommes physiquement devant, à quelques mètres, il est "gigantesque." On le voit clairement sur la photo avec le P. Philippe prenant la pose devant un réacteur !
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Comme l’avion était en période d’entretien et de révision, nous avons pu monter dedans, voir ses deux étages et nous asseoir quelques instants dans ses sièges "Affaire", très confortables !

Ces moments d’arrêt de l’avion permettent aussi aux personnels techniques de se former, soit dans la cabine de pilotage, soit pour les hôtesses et stewards dans les différents secteurs accueillant des passagers.

En finale, quelques impressions d’ensemble :
1) une bonne journée : que des chrétiens en responsabilité se retrouvent dans un contexte profane pour vivre un bon temps ensemble est une excellente opportunité qui permet de se connaitre autrement.
2) un témoignage : rencontrer des responsables de la société civile et montrer que des chrétiens s’intéressent à la vie et aux évolutions du monde d’aujourd’hui est une manière de témoigner d’une foi qui a les pieds sur terre.
3) un sentiment d’admiration : il faut vraiment être bien organisés pour faire "tourner" et "vivre" un ensemble aussi gigantesque, aussi complexe que cet aéroport, dans lequel doivent collaborer et s’articuler avec précision des personnes et des activités aussi différentes et aussi nombreuses !

Bravo aux artistes qui ont fait cela et qui y travaillent chaque jour !
Un grand merci au P. Philippe pour cette passionnante visite.


Deux vues supplémentaires :
Les gros tuyaux servent à tester et à mesurer la puissance et le fonctionnement des réacteurs avant de les remettre en fonction sur les avions.
La réserve d’eau est là pour les éventuels besoins des pompiers en cas d’incendie.



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